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Prendre une correspondance en fin de journée est une mauvaise idée

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Dans la vie vous allez vivre des moments de joies et de déceptions. Ces moments de déceptions selon l’impact qu’ils auront sur vous, vous mèneront soit à un entêtement soit à la fuite. 
Parfois l’entêtement a du bon, mais parfois il n’est pas vraiment ce qui est le plus juste pour vous et vous les autres. 

Vous pensez que vous accrocher à l’amour de votre adolescence est bon? puis un jour soudain, il est là devant vous et vous devenez son univers, son soleil ou simplement l’homme idéal à ses yeux. Pourtant vous avez soudaient un gout amer, ce sont ces nuits blanches, ces coups dans le ventre accumulés durant toutes ces années qui vous disent « Tu vaux mieux que ça ».

Pourtant vous avez perdu parfois des années à attendre, des semaines à croire en un geste que vous avez mal compris. 

La chose la plus dure c’est quand deux wagons se croisent et que la correspondance arrive en fin de journée. Vous êtes épuisé et vous avez juste envie de retourner chez vous pour vous détendre et vous endormir pour passer à autre chose. Du coup cette personne qui vous a vu attendre pendant des années ou des heures sur le quai ne comprend pas pourquoi vous avez subitement décidé de prendre un bus ayant pour terminus votre domicile. Vous aurez beau lui expliquer comme le fait Oliver Queen dans Arrow (S02EP14)

\ »J\’ai fini, fini de me sentir coupable, fini de m\’inquiéter pour toi. Pourquoi t\’irais pas prendre un verre.Va te souler, va! Va au Verdant je paierai la note. J\’ai passé la moitié de ma vie à t\’aimer, mais j\’en ai assez de t\’attendre.\ »

C’est ça la leçon d’aujourd’hui… Ne vous accrochez pas trop longtemps à l’idéal que vous vous faites d’une chose ou d’une personne, car de jour en jour vous changez sans même vous en apercevoir. Le jour où les choses se concrétisent, il y a souvent un décalage entre le vous d’il y a 3 ans et le vous d’aujourd’hui. Soyez simplement honnête avec le vous d’aujourd’hui et laissez passer ce train… Même en période de grève on peut espérer trouver le bonheur.

En réponse à l\’article 

Autopsie du mal-être : Du spleen de Baudelaire à la nausée de Jean Paul Sartre

Baudelaire fait de ce mal être un élément grandiose, le Spleen. 

Le Spleen était l\’un des éléments du mouvement romantique. Ce mot désigne le sentiment d\’accablement et d\’ennui que l\’on peut ressentir durant notre jeunesse ou dans notre vie. Chez Baudelaire, le spleen s\’accompagne de l\’idéal, souvent par erreur nous l\’opposons au spleen, à cause d\’une vision binaire des choses ou trop manichéenne. Le spleen ne s\’oppose guère à l\’idéal, il n\’y aucune analogie à faire entre le Bien et le Mal. Pour comprendre ce terme fondamentale de l\’oeuvre de Baudelaire, il faut se référer à Balzac qui décrit cela par une exaltation des sens (esprit et esprit de création). Dans cet état d\’esprit l\’Être se retrouve naviguer vers la région des Idées, qui lui permet de planer au dessus de la terre et d\’aller vers un autre monde, un ailleurs.
Sartre et Baudelaire

Baudelaire et le mythe de la caverne de Platon

Baudelaire retourne au mythe fondateur de la pensé de Platon, la Réalité n\’est qu\’une forme visible d\’un monde invisible. Il existe une correspondance entre le visible et l\’invisible. Le poète être sensible, va donc accéder à une autre dimension de la réalité. Il est au dessus du commun des mortels apte à percevoir les correspondance entre le visible et l\’invisible. Par cette extase créatrice il peut retrouver l\’unité profonde de l\’univers et dépasser la réalité.

Le monde visible est un exil

Baudelaire par sa définition du Spleen et l\’idéal va donc réduire le monde visible à un exil, on peut le voir dans son poème «L\’Albatros», une sorte de purgatoire, il cherche un ailleurs dans lequel il peut s\’échapper. L\’idéal est une pure aspiration de l\’être vers un au-delà qui se dérobe sans fin. Cet idéal est un impossible, trop pure, trop beau, inaccessible qui ne peut donc exister dans le monde visible. 

La déception du monde réel

Un peu comme le montre Sartre «Huis-clos», la vie est une forme de quête d\’un idéal, mais avec une frustration et une peur du jugement. L\’autre est un être différent qu\’on aimerait séduire mais également posséder. On veut posséder la vision que nous projetons dans son regard, mais n\’y en arrivant pas, il devient notre enfer. On réduit souvent «L\’enfer c\’est les autres» au simple fait que l\’harmonie du duo est sans cesse perturber par une triade, mais en réalité, c\’est ce désir de bien être qui est mis à mal par la co-existence d\’un Autre qui est différent et sur qui nous n\’avons pas d\’emprise. Dans «Les mains sales» nous avons une déception pure et simple de l\’idéalisme d\’un jeune homme qui se rend compte que pour faire changer les choses il faut agir, celui qui agit prend des décisions qui ne sont pas toujours honnête ou moral, car pour faire bouger les choses, il faut mettre ses mains dans «la merde» et on a les mains sales.